Espèces d'espaces / Impressions

23 mars 2012 - Commentaires (0)

Compte-rendu de la représentation du mercredi 14 mars 2012 : Espèces d’espaces d’après le texte de Georges Pérec, musique de Philippe Hurel, mise en scène d’Alexis Forestier.

Quand on lit Espèces d’espaces, on imagine mal que l’ouvrage puisse être mis en musique. C’est pourtant une pièce de théâtre musical, fondé sur le texte de Georges Pérec, que nous ont présenté Philippe Hurel et Alexis Forestier.

Philippe Hurel s’est emparé du style de Gorges Pérec, de ses listes, fonctionnant par associations d’idées, paronomases et dérivations, pour jouer avec les sonorités-mêmes des mots, faire rouler les « r », ou doubler le sens du texte par des procédés musicaux, ce que renforce la mise en scène.

Mais les images restes / Motion Studies — compte rendu

22 mars 2012 - Commentaires (0)

La création contemporaine se nourrit de son propre passé. Jamais dans une quête du « progrès », le compositeur s’appuie sur le vaste champ de l’histoire, effrayant par son ampleur, à intégrer (ou désintégrer) dans une nouvelle pensée musicale. « La tradition assure la continuité de la création » disait Stravinski (Poétique musicale). A son instar, les compositeurs contemporains adoptent une attitude d’assimilation mais parfois aussi de rejet de ce passé. C’est à quelques aspects de la relation du compositeur à l’histoire de la musique que furent confrontés les auditeurs des deux concerts du jeudi 15 mars.

Trois jours en diagonales. II - tri selectif

20 mars 2012 - Commentaires (0)

La mémoire est sélective. Certaines des 25 œuvres écoutées en 3 jours laissent des traces indélébiles. Les images restent. Parfois aussi un événement sonore, parfois une forme, parfois un caractère, une texture, un mode de jeu, une disposition, un instrument.

Parfois un rêve, si l’on s’endort.

Parfois une présence. Celle de la chanteuse Shigeko Hata qui incarne avec une grande poésie la poupée mécanique du Karakuri de Ondrej Adamek, qui a conçu cette œuvre pour elle. Celle de cette danseuse qui fait pâlir les sculptures du Musée des Beaux-Arts lorsqu’elle se tient immobile. Celle d’un violoncelliste en immersion dans la saturation du grain de son instrument.

Trois jours en diagonales. I - la vieille dame et l’éclectisme

19 mars 2012 - Commentaires (0)

Premier regret : ne pas avoir pris l’initiative de nous entretenir avec « la vieille dame », celle qui va à chaque concert, et qui y va toujours d’un pas décidé. Elle nous aurait certainement servi sur un plateau les idées nécessaires pour formuler la cohérence de cette fin de biennale. Elle aurait d’ailleurs probablement été l’une des rares à pouvoir le faire, puisque hormis le personnel de la Biennale et du Grame, peu se sont promenés aussi assidûment qu’elle dans la diversité d’univers musicaux contemporains qui nous étaient accessibles.

 La journée Take Away qui a clos le festival était délibérément éclectique, à l’image du festival lui-même.

Evocations

14 mars 2012 - Commentaires (0)

12 mars : Le ciel... la mer à l’Auditorium

La Mer de Debussy relève de l’évocation d’un paysage maritime en mouvement. …Le ciel, tout à l’heure si limpide, soudain se tremble horriblement... de Michael Jarrell prend pour appui cette citation du De natura rerum de Lucrèce, qui suscite l’évocation d’un contraste. Misato Mochizuki élabore Camera lucida à partir d’une réflexion sur la traduction musicale de l’outil photographique. Et Nocturno d’Isabel Mundry prend pour point de départ le Nocturno del Hueco de Garcia Lorca.

Debussy se défend d’une démarche picturale naïve.

Voix dans le désert

12 mars 2012 - Commentaires (0)

10 mars : Terre et cendres au Théâtre de la Croix-Rousse

« Les tanks ont pris la voix des gens, et ils sont repartis ». L’opéra Terre et cendres est un carrefour entre le plus universel des drames et l’histoire contemporaine. Ce carrefour était déjà matérialisé par Atiq Rahimi dans le roman éponyme qu’il publiait en 2000, juste avant que n’éclate une seconde guerre d’Afghanistan, et mis en scène au cinéma en 2005. À ce carrefour, un petit garçon s’étonne du silence des pierres entrechoquées, et ne comprend pas pourquoi son grand-père s’obstine à bouger ses lèvres alors que les tanks lui ont ôté la parole.

Appels à l'intimité

12 mars 2012 - Commentaires (0)

8 mars : Cris, Appels, Clameurs  à l'ENSATT

 Au royaume du coussin péteur, le kazoo est roi. Le chœur de kazoo-pleureuses des Funerali dell anarchico Passanante est d’une grande poésie, dans laquelle on serait tenté de s’oublier si l’on n’était rappelé à la raison par un univers sonore digne de L’Enfer de Jérôme Bosch peuplé de pets, de rots, de crécelles, de couinements de canards en plastique et de trompes de la plus simple confection. La bande enregistrée de synthèse en remet une couche, en proposant des objets sonores dont l’orifice d’origine est plus ou moins identifiable.

Clefs d'écoute

10 mars 2012 - Commentaires (0)

 


Pendant la Biennale , la librairie Musicalame vous propose une sélection d'ouvrages et de disques sur chaque concert . 
Retrouvez une sélection pointue d'oeuvres et de CD , des  pionniers de la musique moderne , aux compositeurs actuels de la musique contemporaine. 

 


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Nicht Ich...pas moi ?

09 mars 2012 - Commentaires (0)

7 mars : Nicht ich au TNP

On est frappé d’emblée, en assistant à Nicht Ich d’Isabel Mundry, par la place de la feuille de papier tout au long du spectacle. Ce déchirement acquiert un sens littéral et figuré au cours de l’œuvre. À travers ce frémissement de papier, c’est le statut du texte qu’elle interroge en le déformant. Le célèbre essai de Kleist Über das Marionettentheater, enregistré sur une bande magnétique est diffusé en même temps que la musique, le son devenant de plus en plus sale, parasité par les grésillements du médium qui nous permet de l’entendre.

Alles habe Ich nicht verstanden

08 mars 2012 - Commentaires (0)

7 mars : Nicht ich au TNP

Le monologue de Cassandre nous était proposé dans sa traduction de l’allemand ; le monologue de Tourbillons était joué en français, sa langue d’écriture. Deux aubaines pour leur commentateur, qui peut apprécier la musique dans son lien avec le récit ou la scène. Qui peut donc comparer un projet narratif ou dramaturgique et sa relation à une pensée musicale. Et qui, si ces vecteurs de sens externes sont absents, écoute des formes sonores en mouvement, et les appréhende à l’aune des traditions artistiques auxquelles il est pertinent de les rattacher. Mais lorsqu’il y a vraiment un texte, il serait invraisemblable de proposer un commentaire qui en fasse l’économie.

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